Une bonne pâte

Je devrais commencer par remercier l’auteur du blog Créa-Diddlinsey, qui a gentiment écrit il y a quelques années un article très complet sur la porcelaine froide Fox. Comme je cherchais une alternative au polymère, pour cause d’allergie, cet article m’a redonné l’espoir de trouver une pâte non toxique pour moi, utilisable pour faire des bijoux colorés, légers et solides. Lisez un peu par ici et vous saurez presque tout sur cette pâte : CréaDiddlinsey.

J’ajouterai que, si l’on veut obtenir un beau blanc, il faut incorporer quelques noisettes de peinture à l’huile à la pâte crue, sinon la couleur reste un peu translucide, comme toutes les couleurs de Porcelaine Fox. Pour ma part, je voulais du blanc et du beau blanc, pour y appliquer du pastel, et continuer le travail commencé avec la polymère et le tutorial de Sonya Girodon. J’avais été triste de tout devoir abandonner pour cause d’allergie, alors que cette technique me plaisait tant !

La pâte, très collante au sortir du paquet, ne le reste pas longtemps, passe volontiers à la MAP, prend bien les empreintes (de manière aussi fine et précise que la polymère), et accepte volontiers les ajouts de pastel. Voilà les premiers résultats :

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J’aime bien le rendu très doux et naturel, et je trouve qu’en utilisant du pastel noir comme sur le pendentif ci-dessus, on arrive à quelque chose de plus graphique, qui se verra bien et attirera l’œil un fois porté.

Evidemment, je pense déjà à refaire des bagues :

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Pour finir, ci-dessous en bas à gauche sur la photo, un essai fait avec le blanc sorti de la boîte, non teinté à l’huile blanche : on voit bien l’aspect translucide, sympa mais les couleurs ressortent moins… et encore, là, je l’ai doublé avec du blanc teinté…

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Cette pâte se ponce (pour adoucir les arrêtes), se vernit (pas encore fait les tests de vernis mais je vais utiliser du mat), et il semble possible d’ajouter du cru sur du sec sans problèmes. Elle est plus légère que le polymère, et reste assez souple une fois sèche, donc je pense que pour faire des bracelets fins, ce sera difficile…

Enfin, elle a une consistance un peu « chewing-gum » quand elle est très fraîche, puis après une dizaine de minutes devient un peu plus sèche, et supporte mieux le passage à la MAP. On doit pouvoir tirer un parti intéressant de ces caractéristiques, à suivre….

Voilà, vos COMMENTAIRES SONT LES BIENVENUS 😉 ! Avez-vous déjà essayé cette pâte ?

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Nouveaux essais (quel titre sexy !!!)

J’ai toujours été fascinée par les moulures en plâtre, les statues un peu abîmées, fissurées, replâtrées… ainsi, j’ai profité d’avoir de l’argile Keramiplast en morceaux pour la diluer, et faire une argile liquide qui me sert d’enduit, comme sur le petit masque ci-dessous :

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Je trouve  merveilleux de travailler avec juste de la terre, un peu d’eau, mes doigts et quelques outils – par rapport à tout l’arsenal de matériel utilisé pour la polymère,  cette simplicité de moyens est reposante. Voici donc la tête de femme que j’ai terminée il y a peu :

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J’ai fait l’erreur de rajouter les cheveux une fois que la tête était déjà quasi sèche, donc ils se sont légèrement rétractés et décollés du crâne (oui ça devient un peu gore à ce stade…) mais pour finir tout s’est arrangé. Erreur de débutante que j’aurais pu éviter, ayant fait de la céramique il y a quelques années.

J’ai ensuite fait le petit cœur ci-dessous. Chaque fleur est modelée séparément, puis une fois sèche enduite de blanc (argile diluée), et finalement collée sur une base de carton. L’ensemble est assez solide, à condition de ne pas le laisser chuter au sol évidemment…

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Voilà, j’ai commandé de la porcelaine froide Fox et également de la Pardo, dans l’espoir de trouver un matériau qui soit compatible et avec mon allergie, et avec la création de bijoux !

« Terre ! »

« Terre ! »… c’était le cri de la vigie sur le pont, après des jours de navigation en haute mer… l’espoir revenait parmi l’équipage affamé, épuisé… .

Et c’est aussi un peu le cri de la polymériste atteinte d’allergie à la matière même avec laquelle elle a travaillé pendant 5 ans. Je me disais l’autre jour que je me sentais un peu comme une personne qui se serait fait mordre par son chien… un certain sentiment de trahison et d’injustice. Remède à cela : me remettre à créer, et vite.

Donc, éprouvant le besoin de travailler avec une matière en laquelle je puisse avoir confiance, et toucher à mains nues sans crainte, j’ai commencé une série d’exercices avec de l’argile. Je ne les cuirai pas bien sûr, mais ils peuvent parfaitement se conserver sans cuisson. J’ai acheté une « tournette » pour plus de facilité, et sinon, cette technique requiert peu de matériel, j’utilise mes outils pour le modelage que j’avais déjà, ainsi que deux ou trois autres achetés et… mes doigts ;).

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Les résultats sont encore très maladroits, il y a plein de problèmes de proportion, d’asymétrie, mais j’y prends beaucoup de plaisir et je ne vois pas le temps passer. Après séchage, l’argile peut encore être poncée, c’est un recours appréciable en cas d’erreur trop flagrante.

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Les essais ci-dessus sont faits en Keramiplast, une argile qui a une jolie couleur une fois sèche (existe en terra cotta ou en blanc) mais que je trouve cependant trop molle, sans consistance. J’ai eu des problèmes en réalisant l’ange ci-dessus car les jambes s’étaient un peu affaissées sous le poids du reste. J’ai donc acheté une argile Rahyer, et je viens de l’essayer avec beaucoup de satisfaction : c’est bien plus proche de l’argile utilisée au cours de céramique, c’est dense, cela se déforme moins. Je viens de passer 2h30 sur une tête dont je suis assez contente, affaire à suivre….

Toto est très jaloux, il trouve scan-da-leux que je ne le prenne pas pour modèle… patience !

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